B O N H E U R

Qu’est-ce que le bonheur ?
Surtout en 2020, dans une société de consommation qui nous fait languir en satisfaction ?
Le bonheur est je pense quelque chose qui se vit dans le présent et se trouve dans le passé.
L’imprévu me semble être une richesse car avec celui-ci nous ne pouvons que vivre pleinement ce qu’il se passe jusqu’à ce qu’il se termine. J’ai appris à vivre et chérir des choses simples comme un bon repas partagé entre amis, ensembles et libres d’être eux-mêmes. Je le ressens dans leurs sourires et l’éclat de leurs rires qui caressent chacun de mes sens d’une douce mélodie de couleurs aux formes kaléidoscopiques, étrangement envoutantes. Le bonheur c’est d’être consciente qu’a cet instant il n’y a plus de soucis, plus d’angoisse. Protégée dans une bulle d’amour construite en brique de confiance.

J’ajouterais à cela une goutte de nostalgie. D’un moment passé, confiné, il n’existera plus qu’au travers de mon être. Ce ressentis de douceur mélanger à la légère tristesse d’un instant qui s’est évanoui. Il ne pourra plus jamais exister, il s’est enfuit en m’embrasant dans un camaïeu bleu filant, percutée, il y aura eu un avant et un après.

J’écris pour m’en souvenir, pour l’enrichir et le chérir.
J’écris pour constater la gratitude que j’ai envers l’Univers d’avoir pu vivre autant d’émotions éphémères.
J’écris pour dire merci d’avoir fait de moi un être en paix sans plaies.
J’écris pour ne pas faire tomber dans l’oublie, l’idée, que c’est ça dont j’ai envie.

JUlie
2.2.20

bleue nuit

Et puis il y a ces jours dans lesquels je suis incapable de sortir.
Ces moments dans lesquels j’entends tout et surtout que personne ne sait ce que je vis et que tout le monde est loin du point de compréhension.

Voir dans les regards, l’incompréhension et d’entendre leurs interprétations, est la chose la plus culpabilisante que l’on puisse vivre. Car je suis loin d’abandonner le game, je m’en suis demandé bien plus que ce que je ne pouvais gérer, une fois de plus, une fois de trop.
Ce n’est pas du courage, c’est du suicide à petit feu que de rester ainsi à faire semblant de pouvoir, de se sur-adapter plutôt que de s’adapter. D’avoir une vie comme la majorité la définie, ce n’est pas ça être sain d’esprit, n’en déplaise notre funeste ami Freud.

On me dit que sortir me fera du bien, on me dit qu’il ne faut pas perdre le moral, que ça me changera les idées. Seulement voilà ce n’est pas une question d’idées, plutôt de ressentis.
Personne ne semble entendre que mon corps m’interdit de faire quoi que ce soit, qu’il est tellement lourd de souffrances qu’il ne peut que subir la gravité qui le plaque au sol.
Le sol rassurant d’une certaine manière réconfortant.

Il n’y a personne pour moi, personne qui me donne le réconfort dont j’ai besoin, un câlin, une présence, un être humain qui sans un mot, sans arrières pensées sait me parler, me dire, me faire entendre, ce que je sais déjà, que demain tout ira bien… une fois que mon corps aura déversé toutes ses vagues en larmes, qu’il aura trouvé assez de repos pour ne plus souffrir sur l’autoroute de ses tensions nerveuses assiégées sensoriellement par le monde entier.

En attendant, sans pouvoir être aidée, ne serait-ce qu’au travers d’un massage qui m’aiderait à détendre mes muscles figés de contractions face à ces agressions, je ne peux que rester immobile, figée à coté du temps qui défile, à l’abris de moi-même, en essayant de me faire amie avec l’ennui que mon esprit subit dans mes journées bleue nuit.

1.2.20
JUlie

Note positive

J’ai tendance à comme être comme tout le monde.
Constater et m’exprimer sur le négatif des choses.
Je suis comme tout le monde !

Je suis la première à enchérir sur le fait que nous vivons dans un monde dans lequel les gens constatent facilement et gratuitement ce qu’ils nomment défauts à la place d’encenser les qualités. Cependant je me dois d’être juste…

Les réseaux sociaux nous tuent à petit feu, enfin ils tuent notre communication entre amis proche et nous droguent à notre propre dopamine pour faire de nous des outils de grande consommation.

Ils me permettent aussi de partager au reste du monde, la beauté que j’entrevois dans celui-ci. Il me permettent d’être encouragée par des inconnus dans ce que je fais.

Cela me rappelle qu’il faut se concentrer sur le positif et non pas le négatif car c’est ainsi que l’on se perd dans une rengaine qui nous figent, alors que nous devrions tous avancer dans la bienveillance dans un premier temps, envers nous-même pour la partager avec autrui ensuite.

Parce qu’en fin de compte ce sont les belles choses de la vie qui nous portent le plus loin.

Alors toi, ma fourmi, n’oublis pas que c’est internet l’outils, sur lequel je continuerai à chanter la beauté de ce monde, pour qu’à jamais tu t’en rappelles 🙂

JUlie
12.11.19

audace

À tous ceux qui m’ont abandonné
sans même avoir vraiment essayé.
À tous ceux que j’ai fait fuir,
jusqu’au dernier soupir.
Sommes nous vraiment coupables,
d’avoir torturé nos âmes,
sur l’autel de l’apprentissage ?

Quand le passé s’efface,
les peurs affrontées,
en pleine face,
fait place à l’honnêteté,
et certains trépassent.

tout casse,
tout passe,
tout lasse,
tout s’efface.

JUlie
10.11.19