la cigale et les fourmis II

Ma fourmi, je suis née cigale dans une termitière.
Alors oui, je chante l’Été et cela parait plus “facile” que de creuser les galeries. Cependant l’Hiver, je t’observe car figée dans un monde fait de dédales. Dédales dans lesquels je me perds, quand tu sais tant t’y retrouver.

Parfois ma fourmi je t’envie, tellement loin de moi l’idée de te discréditer.
J’aime à penser que la Nature m’a faite ainsi pour t’aider à creuser dans le bon sens, quand toi tu sais m’aider à comprendre où aller.

Ma fourmi, je suis née cigale dans une termitière en conséquence, toi aussi !
Ne vois-tu donc pas que nous sommes ensembles dans une société qui ne respecte pas nos entités?

JUlie
8.3.19

lettre à mon espèce Humaine II – la journée de la Femme

Aujourd’hui, on fête la Femme…

Pour la plupart d’entre nous, occupés par nos vies à la cadence industrielle, nous fêtons la Femme comme nous fêtons les Pierre, Paul, Jacques. En bref, la plupart s’en foutent.

De nos jours, tous les jours, nous fêtons le Pop-corn, les blagues, le sans régime en plus des Marine, Hélène, Magali.
En bref, notre agenda est doublé, voir triplé de rendez-vous journaliers nationaux, internationaux et mondiaux.

Ce qui soulève plusieurs interrogations, toutes les plus “WHAT THE FUCK ?!” les unes que les autres :
– Quelle est la différence entre internationale et mondiale?!
– Comment s’y retrouver ? Qui décide de ça ?!
– Quel intérêt de célébrer la Femme tout comme les fossiles ?!
– Porter une particularité au statut de cause ne serait-ce pas le premier pas à caractère discriminatoire ?!
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OD

Mes écrits s’improvisent,
bisent mes pommettes fragiles
d’un froid qui me grise
frissonne mon échine.
Dormir se fait rêve,
le cauchemar une trêve.
Peine en paix,
cicatrice pour plaie.
Encense ta vie,
version lysergie.
Du bonheur, j’en crève,
obscure ritournelle,
mes astres me perdent.
Labyrinthe de craintes,
dans ton étreinte,
j’enfreins les règles,
rouges passionnelles.
Litanie d’envies
passion couleur fruits,
leçon de patience
quand je pense.

JUlie
20.1.19

echec & math

Il était une fois,
quand l’amour a fait de moi,
la sucrerie d’une piñata.
Mon coeur pleure couleurs,
l’indigo se meure.
Sang bleu,
place et glace,
cauchemar heureux,
l’illusion trépasse.
Quand jaillit des paillettes,
j’en fais une fête,
friandise de la vie,
que d’être en vie.
Tes coups sont tes faiblesses,
Fort de ton mal Être.
T’attendant toujours plus bas,
j’ouvrais grand mes bras.
Piédestal de mon coeur,
de te perdre j’ai eu peur.
À force ou faiblesses,
sur cet échiquier,
ta Reine, toujours je serais,
pour te porter en échec.
L’amour propre est une faiblesse,
quand l’égo se fait concept,
d’un monde de richesses,
je plaide défaite.

JUlie
20.1.19