septembre

Septembre,
quintessence tendre.
Mois de mon Univers,
aux travers de mes vers.
Essences de vie misent à nues,
quand à sept heure, je me rue.
Concorde danse en partance.
Crépuscule d’une rougeur obscure,
les jours s’endorment à douce allure.
Quand le froid frôle, mon cœur en fraude.
Quand dans la nuit conquérante,
un éveil suave me fait, résistante.
Frustration dans l’obstination,
sensations en acceptation.
Constellations dans mon coeur,
que de vivre sept heures, de chaleur.
Un instant, couleurs firmament.
Bleu, indigo, à l’azur de ma peau.
Corps en fête et des astres plein la tête!
Ma foi de ressentis, ignore le démenti,
au zenith de mes envies.
Rentrée d’agitations tropicales,
en boucle dans mon bocal.
J’aime quand la nuit sommeille,
car elle porte conseils.
Septembre, pas si tendre.
Tes journées se font timides,
face à la nuit intangible.
Tu nous fais languir de désir,
entre été passé et hiver annoncé.
Temps de patience, mois de naissance.
Les jours vont s’éteindre,
mon souhait reste sans feindre,
à jamais t’étreindre.

JUlie
22.9.18
photo : L’Ariège à Clermont le Fort