lettre à mon espèce Humaine

Le déclin actuel de notre société fait converger l’humain dans une remise en question profonde du système actuel, ce qui a pour conséquence de remettre sur le tapis la question que l’on se pose toujours, et plus précisément quelle est notre place au sein de cette époque ?

Quand à l’époque des générations précédentes, l’entreprise, le travail, fournissait un sens, un but, une occupation, une activité de vie, aujourd’hui le système capitaliste, la mondialisation, nous engouffre et oppresse les Humains à travers le monde. La cause principale de cette suffocation actuelle résulte en partie du fait que notre confort à bénéficier d’une croissance poussée à son paroxysme pour laquelle nous n’avons pas eu de mode d’emploi. 

Essayant de vivre à travers ce dédale tout en faisant de notre mieux, incapables de pointer les conséquences envers les générations futures, nous ne leurs avons pas transmit les outils nécessaires afin d’appréhender la vie en ce début de millénaire. Les adultes que nous sommes aujourd’hui sont la résultante des enfants que nous étions hier dont l’inconscient fut érigé sur les craintes des parents d’hier. Une inquiétude transgénérationnelle pour héritage.

Constat affligeant, que de voir toutes ces personnes essayant de se débattre afin de trouver leur place dans un environnement se prévalant d’être confort alors qu’en son sein réside l’hostilité la plus annihilante envers notre nature profonde. Fait qui a pour conséquence de tronquer nos sens et nous désorientent. Les générations se succèdent et se perdent à mesure que nous avançons en contradiction. 

Il y a pire hérésie encore, sous couvert d’être peuple, nous laissons notre Mère Société nous insuffler une ère dans laquelle elle tire profit des alternatives de liberté afin de nous asservir à durée indéterminée. 

La mode est à l’évasion ! Évasion qui me semble définit dans l’objectif de s’éloigner le plus possible de la personne que nous sommes au quotidien. Lasses de se ressembler, tous, chaque jour un peu plus. Happés par l’uniformisation. Nous alimentons chaque jours une ségrégation de la différence par la généralité commune incapable de dissocier subjectif d’objectif. Ceci nous poussant à fuir les tourments journaliers car nous ne sommes pas en adéquation avec nous-mêmes. Les valeurs sont biaisées, les gens sacrifient la vérité sur l’autel de leurs intérêts. L’honnêteté n’est plus, car elle est devenue difficile. 

À quel moment avons-nous oubliés que la vie était une question de survie, d’affrontements, pour engendrer l’évolution ? Rien de spirituel, tout ce qu’il y a de plus factuel. 

Arrêtons de nous bercer d’illusions au sein d’un monde dans lequel swipper sa CB est devenu aussi satisfaisant qu’un orgasme, quand paraitre est devenu acteur majeur de l’estime de soi, nous légalisons petit à petit les drogues sous couvert de nom moléculaire, codéine, cbd… afin de palier aux conséquences néfastes de ce stresse mondialisé et de nous endormir un peu plus.

Comme à notre habitude nous pansons les plaies à défaut de traiter le problème en sa racine. 

L’individualisme est prôné, les dialogues tirent à blanc, les échanges sont monétisés, quantifiés, dans une quête de rentabilité alors que notre espèce a survécue pendant des millénaires grâce à l’échange. Nos esprits s’embourbent et sombrent. 

Constat objectif de mon époque. Épuisés car en désaccord avec notre Nature profonde. La réalisation de soi ne résidant pas dans l’apparat matérialiste. Agir pour revenir à des besoins simples. Portant mon espoir envers le fait que ce prochain millénaire soit acquisition d’équilibre pour l’espèce Humaine entre sa Nature et sa Conscience. Ma conclusion nécessite de reformuler cette problématique en affirmative. 

En effet, oublions de rester à notre place pour commencer à la trouver.

JUlie
16.10.18