lettre à mon espèce Humaine II – la journée de la Femme

Aujourd’hui, on fête la Femme…

Pour la plupart d’entre nous, occupés par nos vies à la cadence industrielle, nous fêtons la Femme comme nous fêtons les Pierre, Paul, Jacques. En bref, la plupart s’en foutent.

De nos jours, tous les jours, nous fêtons le Pop-corn, les blagues, le sans régime en plus des Marine, Hélène, Magali.
En bref, notre agenda est doublé, voir triplé de rendez-vous journaliers nationaux, internationaux et mondiaux.

Ce qui soulève plusieurs interrogations, toutes les plus “WHAT THE FUCK ?!” les unes que les autres :
– Quelle est la différence entre internationale et mondiale?!
– Comment s’y retrouver ? Qui décide de ça ?!
– Quel intérêt de célébrer la Femme tout comme les fossiles ?!
– Porter une particularité au statut de cause ne serait-ce pas le premier pas à caractère discriminatoire ?!

J’avoue que cela m’a plu de déambuler dans les rues de Toulouse, voyant des femmes arborés des badges à l’effigie de ce qui me définit le plus >> Mon putin de CLITO et mes ovaires ! Ça m’a fait sourire et du bien car cela change !

Je passe mon temps à voir des putins de BITES partout, depuis 30 ans.

Depuis 30 ans, moi, femme, je bouffe de la teub à toutes les sauces !
Dans l’art, la bible, l’histoire, en tags dans la rue, à la télé, en photo, en porno, sur la tête de mes potes au stabilo… Moi qui suis prédisposée naturellement à m’orienter vers elle, je me retrouve à en faire une OD, quand à la vu d’un clito tous les regards se font indisposés !

Internationale ou mondiale ?
Peut-être que mondiale inclus la notion implicite que les mamans ours polaires sont concernées par la journée de la Femme et non pas par la journée du sarcasme, qui elle est seulement internationale et donc s’arrête aux frontières ?
Si je me souviens bien tous les pays qui occupe cette Terre ont des frontières ?
Ne faisons-nous pas déjà preuve de discrimination dans ces appellations en les ayant créés ?

De plus, comment faire la part des choses dans ce fouillis de célébrations ou commémorations ? Par où commencer ? Que faire ? Avons-nous le temps ?
Prenons-nous le temps ? Pour finir, veulent-ils qu’on l’ait ?
Tant d’interrogations que la plupart semblent préférer ignorer.
A ne pas se poser de question, on tourne en rond.

Tous occupés par une cause quand les rasoirs bleus sont toujours plus chers que les roses, dans un monde où les industriels sont les vecteurs majeurs de nos conditionnements pour leurs profits et donc, sont les acteurs majeurs de ce qui nous influence H24.
Ceux qui fait d’eux, les acteurs majeurs de la discrimination ayant pour conséquence de faire de toi lecteur, le cautionnaire et la victime quotidienne de ces agissements.

Cautionnaires quand vous vous “cultivez” devant les Marseillais, émissions qui relate le culte de la Femme aux seins refaits et l’Homme viril à souhait.

Soit belle et surtout tais-toi ! Soit fort et surtout tais-toi !

Il me semble que la vie entre Homme et Femme, de nos jours, correspond à devoir subir l’autre. Alors comme la tache étant compliquée, prôner l’intelligence physique à l’intelligence d’avoir du bon-sens devient solution de facilité !
Surtout rentabilité pour les industriels, ne l’oublie jamais !

Quelque chose d’autre me chiffonne, le gouffre qu’il y a entre les thèmes célébrés au cours de l’année. J’en reviens aux pop-corn et à la Femme. Ce clivage entre les deux n’accentuerait-il pas la dérision inconsciente du sujet ?
Le principe est-il de pointer des non-sens sociétaux par des journées érigées sur des successions de maladresses ?

Qui décide de notre agenda ? J’ai conscience que si du haut de mes 30 pommes, de mon bac pro et ma culture perso, je suis capable d’avoir cette réflexion depuis mon petit bureau, beaucoup d’autres on pu l’avoir avant moi comme après moi et probablement avec un approfondissement plus important, car bien entendu mon objectivité s’arrête là où a subjectivité commence. Je constate ces faits à mon échelle humaine car ils baignent mon quotidien, rien de plus ordinaire.

Manifester c’est ce qui nous a portés par le passé vers la révolution. Enfin c’est ce que l’école nous a appris et nous oublions, là encore, de le remettre en question. Je ne jette pas la 1ère pierre aux manifestants dans la rue, loin de là ma volonté, cependant entre la révolution et 2019, le monde à tourner et les technologies évoluées par conséquent les vecteurs de communication.

Qui laisse ces conditionnements de pensées errer de non-sens en non-sens ?

Si la réponse la plus apparente serait les Hommes et leur égo, nous serions encore là dans un cas de discrimination. Car les Hommes souffrent tous autant que les femmes de ces “rôles” que nous devrions occuper en fonction de notre sexe.

Je pense à celui qui se trouve loin du cliché de l’Homme virile et fort à souhait. Celui qui a de gros biscotos et doit vouer sa vie à sa profession pour subvenir aux besoins de sa famille sans prendre le temps de voir grandir ses enfants.

Je pense aux Hommes grands et fins, aux Hommes de petite taille, aux Hommes qui n’ont pas de poils !

Je pense à tous ces Hommes sensibles qui sont forts de se laisser pleurer dans une société qui discrédite le fait de ressentir des émotions.

Dans une société où émotions semble corréler avec enfance et Femme ayant pour conclusion d’être déraison. WTF ?

Pourquoi ne pas s’engager dans une révolution pérenne à l’image de celle de notre Planète, à la force tranquille ? Celle-ci pourrait commencer par l’éducation, en apprenant à nos enfants qu’il n’y a pas qu’UNE bonne et DES mauvaises réponses. Que chacun peut avoir son avis sur la question et que tous les points de vue se valent. Que tous les points de vues mis ensembles, nous donne accès à l’intelligence de la communauté. Utilisons la télévision pour parler des tenants et des aboutissants concernant la discrimination en faisant comprendre aux citoyens que nous sommes nés comme la Nature nous a fait.

Tous ces non-sens sont, selon moi, le résultat d’un manque de prise de recul quand au fait que nous sommes tous différents qu’importe notre sexe.

Ou plutôt dans la considération absolue du fait que nous sommes tous Humains, point.

Personne ne choisi de naitre, Homme ou Femme, blanc ou noir, handicapé ou valide. Il ne devrait pas y avoir de considération de particularité.
Personne ne devrait jamais connaitre le sentiment de se souhaiter “être fait autrement” car la vie serait plus facile pour lui/elle.

Nous sommes tous nés semblables et unique à la fois.
Nous sommes tous nés sans préjugés.
Alors pourquoi continuer à les inculquer ?

JUlie
8.3.19

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