une harmonie sans fin

je suis en train de regarder l’arbre en bas de chez moi.
Comme il est tout nu, je peux l’étudier sous toutes ses coutures.
C’est alors que quelque chose frappe mon esprit!
La disposition de toutes ses branches fines qui semblent s’ériger en un seul et même dessein, celui de toujours tendre vers le haut.
Version toujours plus, car certaines de ces branches prenne racine au creux de leur tronc, plus de 2m en dessous de leur sommet !
Elles semblent s’être extirpées d’une lutte charnelle contre l’amas de feuillages. En route vers la lumière, aliment essentiel à la prospérité de son être tout entier.
Une lutte qui a pour but de faire jaillir un feuillage, qui gênera celui des autres branche, qui lui même fournit un seul et unique but capturer la lumière.
De toute sa chlorophylle nous en arrivons à la photosynthèse…
Tous ces petits atomes vont frétiller de bonheur à l’idée d’être caressés par des photons !
Particule de lumières, venant de l’espace, de pas si loin en fait, elle était seulement à 8 minutes de route !
Elles attendaient d’être libérées de leur propre space mountain, autrement dit le soleil, un astre en perpétuelle fusion, un coeur magma qui explose depuis l’éternité.
Photons en partance, voyage astral, aller sans retour dans le faucon millenium pour venir épouser, frictionner, chauffer une feuille, sur un arbre, pour le nourrir, juste sous mes yeux pour le plus grand des plaisirs qu’il me soit donner de vivre sur terre.

JUlie
17.3.20
Coronavirus, le confinement c’est une aubaine pour la créativité !

se consacrer

À tous ces moments de paix au soleil dans mes chez moi,
nids douillets dans lequel mes pensées solaires se nichent et se nourrissent.
Ces moments pendant lesquels je me prélasse sur ma terrasse, je range, réaménage, je me prépare à accueillir l’été au printemps de mon coeur.
Je cuisine l’amour, les plats sont des couleurs pleine d’intention,
parfumant l’air d’une envie de dégustation.

L’agenda libre de toutes contingences, j’ai le temps de le prendre.
Ce moment pourra durer des heures, il n’y a pas de début, ni de fin connue.
Je file sur l’aiguille du temps, ma bulle de sérénitude.

Je parfais mon existence au réel, dans mon immatériel.
Je fais de cette paix une expérience sensorielle, solennelle.
Le plus important est de vivre comme on l’entend, et le vivre longtemps.
Ecrire des histoires, c’est surtout vivre la sienne pleinement.

JUlie
11.3.20

bonheur

Qu’est-ce que le bonheur ?
Surtout en 2020, dans une société de consommation qui nous fait languir en satisfaction ?
Le bonheur est, je pense, quelque chose qui se vit dans le présent et se trouve dans le passé.
Pour cela, il faut une doses d’imprévu car il me semble être d’une extrême richesse. Avec lui, nous ne pouvons que vivre pleinement le moment présent, jusqu’à ce qu’il se termine. J’ai appris à vivre et chérir des choses simples comme un bon repas partagé entre amis, ensembles et libres d’être eux-mêmes. Je le ressens dans leurs sourires et l’éclat de leurs rires qui caressent chacun de mes sens d’une douce mélodie de couleurs aux formes kaléidoscopiques, étrangement envoutantes. Le bonheur c’est d’être consciente qu’a cet instant il n’y a plus de soucis, plus d’angoisse, pas d’anxiété. Protégée dans une bulle d’amour construite en brique de confiance.

J’ajouterais à cela une goutte de nostalgie. D’un moment passé, confiné, il n’existera plus qu’au travers de mon être. Ce ressentis de douceur mélangé à la légère tristesse d’un instant qui s’est évanoui. Il ne pourra plus jamais exister, il s’est enfuit en m’embrasant dans un camaïeu bleu filant, percutée, il y aura eu un avant et un après.

J’écris pour m’en souvenir, pour l’enrichir et le chérir.
J’écris pour constater la gratitude que j’ai envers l’Univers d’avoir pu vivre autant d’émotions éphémères.
J’écris pour dire merci d’avoir fait de moi un être en paix avec plaies.
J’écris pour ne pas faire tomber dans l’oublie, l’idée, que c’est de ça dont j’ai envie.
Vivre et revivre des moments bonheur transi.

JUlie
2.2.20

bleue nuit

Et puis il y a ces jours dans lesquels je suis incapable de sortir.
Ces moments dans lesquels j’entends tout et surtout que personne ne sait ce que je vis et que tout le monde est loin du point de compréhension.

Voir dans les regards, l’incompréhension et d’entendre leurs interprétations, est la chose la plus culpabilisante que l’on puisse vivre. Car je suis loin d’abandonner le game, je m’en suis demandé bien plus que ce que je ne pouvais gérer, une fois de plus, une fois de trop.
Ce n’est pas du courage, c’est du suicide à petit feu que de rester ainsi à faire semblant de pouvoir, de se sur-adapter plutôt que de s’adapter. D’avoir une vie comme la majorité la définie, ce n’est pas ça être sain d’esprit, n’en déplaise notre funeste ami Freud.

On me dit que sortir me fera du bien, on me dit qu’il ne faut pas perdre le moral, que ça me changera les idées. Seulement voilà ce n’est pas une question d’idées, plutôt de ressentis.
Personne ne semble entendre que mon corps m’interdit de faire quoi que ce soit, qu’il est tellement lourd de souffrances qu’il ne peut que subir la gravité qui le plaque au sol.
Le sol rassurant d’une certaine manière réconfortant.

Il n’y a personne pour moi, personne qui me donne le réconfort dont j’ai besoin, un câlin, une présence, un être humain qui sans un mot, sans arrières pensées sait me parler, me dire, me faire entendre, ce que je sais déjà, que demain tout ira bien… une fois que mon corps aura déversé toutes ses vagues en larmes, qu’il aura trouvé assez de repos pour ne plus souffrir sur l’autoroute de ses tensions nerveuses assiégées sensoriellement par le monde entier.

En attendant, sans pouvoir être aidée, ne serait-ce qu’au travers d’un massage qui m’aiderait à détendre mes muscles figés de contractions face à ces agressions, je ne peux que rester immobile, figée à coté du temps qui défile, à l’abris de moi-même, en essayant de me faire amie avec l’ennui que mon esprit subit dans mes journées bleue nuit.

1.2.20
JUlie